Moule-blocs de fabrique à cigares

Différents moule-blocs de fabrique appelés bonche.
Pour dix lonsdales et pour dix gran corona. Cuba, circa 1950-60. Plus planche en cèdre de torcedor.

L'utilisation du bonche (terme cubain) ou moule-bloc existe depuis l'industrialisation du cigare, vers le milieu du XIXème siècle. Son utilité est multiple : il permet de quantifier, réguler et calibrer les cigares. Le torcedor opère dans un premier temps à assembler, suivant une liga définie (composition de trois variétés de tabac) à la création de la "poupée" ou tripa du cigare. Ce corps, est subtilement composé de différents types de tabac, provenant de cultures et origines variées, pour libérer le corps, les arômes et la combustion du cigare.
Le bonche permet de calibrer le diamètre de cet assemblage. Composés de dix pièces, ils sont soumis sous une presse pendant trente à quarante minutes pour les tenir en forme avec leurs sous-capes. Le torcedor procède à une rotation de 180 degrés pour atténuer la ligne de jonction du moule. Cette dernière reste cependant légèrement visible après, l'ultime opération de capage, est reste un indice incontestable que le cigare est bien hecho totalmente a mano.
Réalisé en pin, et relativement onéreux de fabrication, leur usage intensif et leur fragilité, font de certaine pièces des outils très recherché auprès de torcedor pour réaliser des modules rares ou quasi disparus. La production régulière actuelle utilise des modèles en plastique, plus légers et moins coûteux.

Moule-blocs de fabrique à cigares la Havane, Cuba